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Le jour où j'ai changé de vie.

Mis à jour : févr. 7

La découverte de la pratique philosophique avec les enfants a été pour moi une révélation où en un instant, tous les morceaux du puzzle se sont emboités pour former un tout, cohérent et évident. Changer de vie, oui, mais pour un projet qui a du sens.



On croit souvent que pour entreprendre, il faut avoir des certitudes : LA bonne idée, une bonne équipe, un business plan fort et un marché plus que prêt. Rien n’est moins vrai. L’émergence d’un projet naît souvent d’une intuition et quand on se lance, études de marché en poche, on a une idée de l’objectif, mais on ne sait rien du trajet. On ne sait ni les rencontres, ni les efforts, ni les hasards, ni les déceptions, ni les coups de chance, ni les dépassements de soi, ni les victoires que ce chemin va nous offrir. C’est d’ailleurs la meilleure partie. Alors, puisqu’on ne peut jamais être sûr, je me suis lancée, intimement convaincue toutefois que ce projet faisait écho à des convictions ancrées dans mon enfance.



un entourage essentiel.


Quand on créé une entreprise, c’est tout son entourage qu’on entraine avec soi dans l’aventure. Chacun, avec ses compétences uniques, participe de près ou de loin à l’élaboration de ce projet. Mes enfants, mes amis, ceux qui testent, ceux qui conseillent, ceux qui ne disent jamais rien et un jour, envoient une remarque qui fait tilt ! Des gens complémentaires, singuliers, uniques qui tous, par leur énergie, leur enthousiasme, participent à cette réalisation. Un gros shoot d’énergie collective, qui me touche profondément et me motive, induisant toutefois la pression d’une obligation de réussite. Car je n’aurai pas construit tout cela toute seule.



De la philo pour les enfants ? oui, à la Carabane !


La Carabane est aujourd’hui le projet qui occupe la plus grande partie de mon temps et qui est pour moi, ainsi que pour une grande partie des gens à qui nous nous adressons, une évidence. Mais ce projet m’apporte autant d’enthousiasme et d’énergie qu’il m’en demande. En cas de grosse fatigue, de doutes, garder le cap afin de conserver intacte la confiance indispensable de ceux qui m'entourent, est un gros job. Il me remet en question fréquemment, parfois douloureusement. C’est inconfortable, ça gratte, ça blesse. Mais on avance. Apprendre. Apprendre. apprendre. Chaque jour. Et pour cela, accepter de se tromper. Ne pas perdre de temps à regretter, remplacer « j’aurai dû » par « la prochaine fois… ». C’est un projet que je ne laisserai pas tomber, qui ne sera jamais fini. C’est la route qui compte et qui nous en apprend chaque jour un peu plus sur nous-mêmes et nos rapports aux autres.


La philo pour les enfants, avant tout.


Le danger quand on monte une boîte, c’est qu’elle devienne une obsession. On devient pénible, mono-sujet. Oui, c’est grisant, oui c’est excitant. Nos cerveaux, nos corps, chargés de dopamine à bloc, nous permettent des exploits de nuits sans sommeil, ou de charges de travail inimaginables quelques mois plus tôt. On finit par y prendre goût et sacrifier tout son temps, toute son énergie pour ce seul projet. C’est dangereux. En réalité, lorsque surgissent les difficultés, les tensions, il faut pouvoir puiser ses forces ailleurs, dans un projet parallèle qui nous nourrit autrement. Car, si ce sont ces obstacles qui nous font grandir, il faut avoir alors assez de forces pour les encaisser et assez de recul pour prendre les bonnes décisions. Chaque jour, je constate que sans remise en question de nos schémas établis, sans reconnaissance de nos erreurs, aucun de nos projets n’auraient été possible ou plutôt ils auraient été exécutés dans la douleur. Et ce mindset, je l’ai appris des gens qui m’entourent.

Par ce billet, je voudrais remercier tous ceux qui, de très très près et/ou de plus loin, ont petit à petit embarqué dans cette dingue aventure de la Carabane. L’équipe rapprochée, les amis, mentors, conseils, copains, rencontres de café, rencontres d’école. Ma famille, incroyable. Et tout particulièrement deux personnes qui m’accompagnent sur ce projet depuis le début, parfois malgré elles. Deux personnes exigeantes, qui m’engagent à gérer mon temps, mes émotions, à dépasser mes limites mais aussi à accepter ce que je ne peux pas contrôler. Deux personnes qui m’obligent à remettre en question beaucoup de convictions “héritées” et non choisies. Deux personnes qui, au quotidien, m’interrogent sur comment trouver l’équilibre entre la force et la vulnérabilité, le combat et le compromis. Deux personnes dont j’ai la chance d’être la maman.

Merci.

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