Doit-on toujours répondre aux questions des enfants ?

Mis à jour : janv. 26









“Est-ce que le père Noël existe ?", "Comment on fait les bébés ?", "Est-ce que Mamie va mourir?” Nous sommes parfois décontenancés face aux questions de nos enfants car on croit souvent que nous leur “devons” la vérité et qu’il ne faut surtout pas leur mentir.

Certes. Mais ils n’ont pas toujours envie d’entendre nos réponses et aiment malgré tout continuer à croire aux jolies histoires…

Alors, faut-il toujours leur dire "la vérité" et les confronter à la réalité ? Ou laisser un peu de magie à leur imagination ?


1. Les fausses questions

Parfois, les enfants posent des questions qui n'en sont pas. Tiraillés entre l’envie de savoir et l’envie de conserver l'innocence et la magie de "ne pas savoir", ils posent LA question mais n'ont pas sincèrement envie d'écouter la réponse.

Dans ces cas-là, n’insistez pas. La plupart des enfants posent les questions insistantes quand ils sont prêts à entendre les réponses. Vous pouvez même confirmer cela avec eux en leur demandant : "as-tu vraiment envie de savoir ?" Souvent, cette question est , pour eux, une réponse suffisante.



2. Le Père Noël et la Petite Souris - le bon timing


“Est-ce que le Père Noël c’est les parents ?” La première fois que j’ai entendue cette question, ma fille ainée venait de faire sa première semaine de CP et un enfant de sa classe avait jugé bon d’informer tous les élèves de cette fabuleuse découverte !

Que dire ? La question était assez précise pour attendre une réponse.

Quand j'ai vu qu'elle insistait et qu'elle avait envie d'entendre la "vérité", je lui ai répondu. Elle était un peu déçue par ma réponse mais sentait bien qu'un effet de groupe se jouait là et qu'elle ne voulait pas être la seule de CP à ne pas "savoir". Ce qui est important dans cette situation, c'est de sentir le bon timing. Vous connaissez vos enfants mieux que personne et vous saurez leur répondre.



3. Les questions lourdes et difficiles


La mort, la maladie, le malheur, sont des sujets que nous n'avons pas envie d'aborder avec nos enfants. D'ailleurs beaucoup de parents m'écrivent car ils ne savent pas comment en discuter quand leurs enfants leur posent des questions.

Faites-vous confiance et répondez ce que vous pensez, avec vos propres mots.

• Vous avez le droit de dire que ce sujet vous rend triste et que vous n'aimez pas trop en parler.

• Vous avez le droit de dire aussi que vous ne savez pas si Mamie est au ciel ou pas, mais que ce que vous avez envie de croire, c'est… 

• Vous pouvez aussi demander à votre enfant ce qu'il en pense et repartir de sa réponse pour formuler la vôtre.


En tous cas, ne mentez pas. Jamais.

Pour le Père Noël, la Petite Souris, vous pouvez dire : "on m'a dit que………" ou "il parait que……"

Pour les sujets tristes, et la mort en particulier, faites attention à vos mots. Une maman avait dit à sa fille que sa grand-mère était partie au ciel. L'enfant a eu beaucoup de mal à faire son deuil et à arrêter de croire que si elle prenait l'avion, elle pourrait la retrouver. Dites les choses comme elles sont et comme vous les ressentez.


Laissons les enfants rêver.

Mais laissons-les aussi grandir quand ils le demandent.



crédit photo @Mike Arney

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